
Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé que le surpoids, en général, augmentait le risque de déclin cognitif et de vieillissement du cerveau. Mais une nouvelle étude internationale pré-publiée dans Nature Communications apporte une vision beaucoup plus précise : ce ne serait pas tant le poids total qui poserait problème, mais l’emplacement exact de certaines graisses dans le corps.Les travaux ont été menés par des chercheurs de Université Ben-Gourion du Néguev, en collaboration avec Université Harvard, Université de Leipzig et Université Tulane. Leur conclusion est frappante : la graisse viscérale, c’est-à-dire celle qui s’accumule profondément autour des organes abdominaux, semble associée à une accélération du vieillissement cérébral.Contrairement à la graisse située juste sous la peau, la graisse viscérale est biologiquement très active. Elle ne sert pas seulement de réserve énergétique : elle produit aussi des molécules inflammatoires, des hormones et divers composés chimiques capables d’affecter l’ensemble du corps. Or, le cerveau est particulièrement sensible à l’inflammation chronique.Les chercheurs ont utilisé des techniques avancées d’imagerie médicale pour mesurer précisément la répartition des graisses chez les participants. Ils ont ensuite comparé ces données avec des marqueurs du vieillissement cérébral observés grâce à des IRM du cerveau. Résultat : les personnes présentant davantage de graisse viscérale montraient des signes plus importants de vieillissement du tissu cérébral, parfois même indépendamment de leur poids total.Autrement dit, deux personnes ayant le même indice de masse corporelle peuvent avoir des risques neurologiques très différents selon la manière dont leur graisse est répartie.Pourquoi cette graisse abdominale est-elle si problématique ? Plusieurs mécanismes sont envisagés. D’abord, elle favorise une inflammation de bas niveau mais permanente dans l’organisme. Ensuite, elle augmente les risques de diabète, d’hypertension et de troubles vasculaires, qui affectent directement les petits vaisseaux sanguins du cerveau. Enfin, certaines molécules produites par la graisse viscérale pourraient perturber directement le fonctionnement des neurones.Cette découverte pourrait modifier la manière dont les médecins évaluent les risques liés au vieillissement cérébral. Jusqu’ici, le poids ou l’IMC étaient souvent utilisés comme indicateurs principaux. Mais cette étude suggère qu’il faut regarder plus précisément où se situe la graisse.Le fameux “bourrelet abdominal” n’est donc pas seulement une question esthétique ou cardiovasculaire. Il pourrait aussi représenter un marqueur important de la santé du cerveau et de son vieillissement futur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Podzilla Summary coming soon
Sign up to get notified when the full AI-powered summary is ready.
Free forever for up to 3 podcasts. No credit card required.

Pourquoi la disparition progressive de l’écriture manuscrite est-elle un problème ?

Alzheimer : le cerveau peut-il être diagnostiqué par le nez ?

Pourquoi trébucher pourrait révéler un cerveau en danger ?

Pourquoi un simple morceau de fromage pourrait-il aider à protéger le cerveau ?
Free AI-powered recaps of Choses à Savoir CERVEAU and your other favorite podcasts, delivered to your inbox.
Free forever for up to 3 podcasts. No credit card required.